Depuis plus de 150 ans, l’Église catholique à Maurice est engagée, à travers les congrégations religieuses, dans l’accueil et l’accompagnement des personnes les plus vulnérables. Aujourd’hui, face aux profondes évolutions sociales, institutionnelles et réglementaires, ces œuvres charitables sont appelées à repenser leurs modes de gouvernance afin de continuer à servir avec dignité, fidélité à leur charisme et exigences de professionnalisme. Cette contribution du Père Jean Maurice Labour, Vicaire Episcopal chargé des relations du diocèse avec les congrégations religieuses, fait le point sur les défis actuels des institutions charitables diocésaines et sur le rôle de l’ADIC dans ce nécessaire renouveau.
L’Eglise catholique à Maurice, à travers les congrégations religieuses et selon leur charisme, est présente depuis plus de 150 ans dans l’accueil des personnes vulnérables, notamment les personnes âgées à handicaps divers, les jeunes orphelins filles et garçons issus de familles à problèmes, et les enfants abandonnés à la naissance, les filles mères. Ces maisons charitables accueillent en priorité ceux et celles qui sont démunis.
Ces institutions charitables, au nombre de 14, ont été regroupées en 1978 par Mgr Margéot comme « Association Diocésaine des Institutions Charitables » – (ADIC). Il revenait au vicaire général de présider à cette association dont le but est de partager les meilleures pratiques afin d’accueillir les personnes vulnérables avec dignité, au nom du Christ. Organisations à but non-lucratif, pendant longtemps elles étaient financées par 4 sources : 1. Les contributions des résidents .2. les dons de personnes généreuses 3. les congrégations elles-mêmes notamment à travers le travail gratuit des frères et des sœurs, et 4. par l’arrivée graduée des allocations sociales.
Au fil des années, les évolutions sociales tant à l’interne des congrégations qu’à l’externe, ont fait émerger des exigences d’une gouvernance qui a besoin d’être renouvelée :
Du coup, la vocation de l’ADIC, se trouve challengée. Des audits ont été menés sous notre direction et des améliorations significatives sont en cours, par exemple à l’Hospice de St Jean de Dieu ainsi qu’au Foyer Père Laval. Au nom du diocèse, elle doit veiller à la bonne gouvernance des Institutions Charitables en s’assurant que les institutions gérées par les congrégations s’organisent pour mettre en pratique les normes de bonne gouvernance, tout en respectant leurs charismes respectifs qui ont tenu le fort pendant bien des années en l’absence de toutes ces complications administratives.
Parfois les congrégations religieuses peuvent penser que nous sommes des donneurs de leçons qui s’ingèrent dans leur fonctionnement interne. Le diocèse est reconnaissant envers les congrégations et ne prétend pas vouloir gérer à la place des congrégations les œuvres charitables qu’elles ont elles-mêmes créées. Cependant, quand surgissent des problèmes, c’est vers l’évêque que le public se tourne.
Père Jean Maurice Labour
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