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"Tous enfants d’un même Père, nous voici auprès de vous, pleins d’amour et pleins d’espoir, Père Laval, priez pour nous !"
 
 
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Mariage Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Ayant été marié à l’église, avons-nous le droit de divorcer ?

Le divorce est une disposition civile qui n’est pas reconnue par l’Eglise. Si le droit de divorcer veut dire le droit de se remarier : non. Si le mariage n’a pas marché et qu’aucune réconciliation n’est possible, on a le droit et même quelquefois le devoir, de divorcer pour se protéger ou protéger les enfants civilement contre d’éventuel abus de la part de l’autre partie. Mais même dans ce cas, le divorce civil n'annule pas le mariage religieux.

Pourquoi ne peut-on pas se remarier religieusement après un divorce ?

Ce n’est pas en termes de pardon et de punition que se présente ce problème. L’Église ne peut pas rompre le lien sacré du mariage – le premier mariage sacramentel étant indissoluble. Donc, même divorcé, on reste lié par le premier mariage. Or on ne peut être marié à deux personnes à la fois. Un second mariage serait donc nul. Ça n’a pas de sens de célébrer un mariage qui est nul, et qui donc n’est pas un vrai mariage.

Peut-on communier en étant divorcé ?

Le divorce civil n’étant pas reconnu par l’Eglise catholique, la personne est donc toujours mariée sacramentellement aux yeux de l’Eglise. Elle peut donc continuer à communier.

Peut-on communier en étant divorcé remarié ?

En se remariant, un divorcé n’est pas en communion avec l’Eglise sur ce point-là. Or communier est à la fois communion au corps du Christ et communion à l’Eglise, Corps mystique du Christ : on ne peut pas séparer les deux. Le divorcé remarié, n’étant pas en communion totale avec l’Eglise, doit assumer sa situation et renoncer à communier au corps du Christ. Mais il est toujours membre de l’Eglise, appelé à participer aux célébrations de l’Eglise et à prendre sa part de responsabilité dans la mission de l’Eglise.

Dans quels cas l’Église reconnaît-elle la nullité du mariage ?

Pour l'Eglise, ce qui fait qu'un homme et une femme sont mariés, ce n’est pas la cérémonie à l’église : c'est le OUI qu'ils échangent. Si ce OUI est un vrai OUI des deux côtés, c'est un vrai mariage, et rien de ce qui arrive après le mariage ne peut changer quelque chose à cela : même si on divorce, on reste mariés pour toujours.

Mais si, pour une raison ou une autre, même sans faute de la part des deux, le OUI n'est pas un vrai OUI, le mariage n'a jamais existé : les deux ne sont pas vraiment mariés, ils sont pas recu le sacrement de mariage et donc ils sont libres de faire un nouveau mariage á l’église.

Le OUI n’est pas un vrai OUI, et donc le mariage est nul :

- si l’un des deux ne jouit pas de l’usage suffisant de la raison au moment du consentement (par exemple, s’il est sous l’influence d’un abus d’alcool ou de drogue).

- s'il y avait un manque grave de lucidité sur l'engagement de mariage (par exemple si, aveuglément amoureux, on est incapable de voir que ce mariage ne peut pas marcher, alors que c’est une évidence pour tout le monde ; si on n’a plus envie de se marier mais que les circonstances ne permettent pas de reculer ; si on se marie non pas pour construire ensemble une communion d’amour pour toute la vie, mais pour de fausses raisons comme :fuir la maison paternelle où l’on est pas heureux, faciliter les démarches administratives en vue d’obtenir des papiers civils, parce que la fille est enceinte, etc …)

- si, profondément inséré dans sa personnalité, il y a un défaut qui rend la personne incapable de mener une vrai vie conjugale épanouissante pour les deux (par exemple, maladie mentale, alcoolisme chronique, dépendance d’une drogue dure, tempérament tellement égoïste que l’autre n’existe pas, jalousie maladive, caractère violent incontrôlable, sexualité débridée, homosexualité etc…)

- s’il y a erreur sur une qualité directement et principalement voulue chez l’autre partie (exemple : un garçon veut absolument épouser une fille vierge, or celle qu’il épouse ne l’est pas…)

- si, en vue d’obtenir le mariage, l’on a caché volontairement à un des deux un aspect important de la personnalité de l’autre, aspect qui peut avoir des conséquences graves pour la vie conjugale (exemple : un des deux sait qu’il est stérile et le cache à l’autre)- s'il y avait, lors du mariage, un refus net de la fidélité, de la fécondité, de l’indissolubilité.

- si l’engagement n’était pas libre pour cause de pressions extérieures : menaces, violences etc - en cas d'impuissance.



 

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