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"Tous enfants d’un même Père, nous voici auprès de vous, pleins d’amour et pleins d’espoir, Père Laval, priez pour nous !"
 
 
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Bienheureux Jacques Désiré Laval Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Une vie de compassion et de service
• Un jeune Normand studieux :
1803-1830 Jacques Désiré Laval naît le 18 septembre 1803, à Croth, un petit village de I'Eure en Normandie. II avait un frère jumeau, Michel, qui vécut peu de temps. Avant lui étaient nées deux filles : Adélaïde et Gertrude. Un frère : Auguste, et une sœur: Justine, viendront après lui. Ses parents : Jacques Laval et Suzanne Delérablée sont issus de familles paysannes riches. Son père est maire de la commune et il est estimé de tous « comme un petit roi dans son pays 1» (j. Michel, p. 10).C'est un homme dur et autoritaire, sa femme est affectueuse et tendre. Elle accueille les pauvres et il n'est pas rare que dix ou douze mendiants soupent à la maison et dorment dans la bergerie ou au grenier. Jacques Désiré est un enfant mince, délicat, peu expansif, très émotif et tendre. Un jour où ses compagnons de jeux étaient réunis à la maison chacun disait le métier qu'il ferait. Lui ne dit rien. Une grande personne lui demande : « Et toi que feras-tu plus tard?» II répondit: «Je serai curé ou médecin » (j. Michel, p. 11).Sa mère meurt en 1811, alors qu'il n'a que sept ans et demi. Un an après, son père, âgé de quarante-deux ans, se remarie avec Marie-Louise Durvye, une parente, âgée de vingt et un ans. Ils auront deux enfants : Robert et Virginie. En 1816, la famille quitte Croth, pour s'installer à Louye, près de Nonancourt, où son père exploite une ferme. A l’âge de treize ans, son père l’envoie chez l'oncle Nicolas, curé de Tourville-la-Campagne, qui consacre de son temps pour instruire de jeunes enfants qui désirent aller au séminaire. Sans être un élève brillant, en trois ans, il a suffisamment appris pour pouvoir entrer en 56 au petit séminaire d'Evreux. Sa première année est difficile. Aux vacances il annonce à son père qu'il veut arrêter les études. Ce dernier se fâche : «Tu dis, mon garçon, que le latin te casse la tête. Eh bien! Moi je vais te casser les bras » (j. Michel. p. 14)- Il l'accable de travaux pénibles. Finalement Jacques Désiré accepte de reprendre les études. Son père l'envoie à Paris, au Collège Stanislas. La, il prend goût aux études.En 1824, son père meurt. Jacques Désiré a vingt et un ans. Le partage des biens est difficile. La seconde épouse Marie-Louise Durvye avait fait la liste de toutes les dépenses faites pour les études de Jacques. Elle demande un deuxième jugement. La part est diminuée de moitié. II ne lui en a jamais fait de reproche. Mais lorsque son frère Auguste sera marié, il passera ses vacances chez lui.En 1825, il est reçu bachelier es lettres. Ses maîtres pensaient qu'il prendrait le chemin des études de la prêtrise. II choisit la médecine. Pendant le temps de ses études, il loge chez un ancien médecin, bon vieux professeur d'université qui faisait de sa maison un foyer pour les étudiants. Il trouve là une ambiance favorable pour sa vie chrétienne. A cette époque dans le milieu de l'université, les mots Dieu et religion, étaient source de moqueries. Jacques Désiré Laval garde sa pratique chrétienne et consacre beaucoup de temps libre pour visiter les pauvres dans les réduits de la rue Mouffetard, à Paris.Le 21 aout 1830, il reçoit le grade de docteur en médecine, après avoir présenté sa thèse : « Essai sur le rhumatisme articulaire » 



 

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