Maurice | Quelles limites à la croissance économique? |
| Société Civile et subsidiarité chez Benoît XVI |
| L'Enseignement chrétien et le syndicalisme |
| Maurice |
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| Écrit par Administrator | |
| 23-01-2008 | |
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Introduction Le 2 juin 1996, Mgr Maurice E. Piat lançait une vaste consultation des forces vives du diocèse sur l'opportunité de tenir un synode pour l'Eglise de l'Ile Maurice, de Rodrigues et des îles. La réponse a été un oui enthousiaste. Et le 24 novembre 1996, la décision de convoquer effectivement un synode diocésain était annoncée. Le 18 mai 1997, fête de la Pentecôte, le processus synodal est lancé au Thabor. Il se déroulera en deux phases : d'abord, de Pentecôte 1997 à Pentecôte 1999, un long temps de travail à la base, dans quelques 1500 équipes coordonnées par des commissions synodales; puis, de Pentecôte 1999 à novembre 2000, le travail de l'Assemblée synodale, seule habilitée à présenter des recommandations pour le renouvellement de l'Eglise à l'Ile Maurice. La première phase - le travail dans les équipes à la base - a été un long temps de maturation. Et bien avant que l'Assemblée synodale ne commence ses travaux, déjà des initiatives, inspirées par la réflexion pré-synodale, prenaient corps, entre autres, dans le domaine de l'éducation (accueil des élèves de faible niveau - "low achievers" - et des recalés du C.P.E.) et de l'action sociale (l'Ecole de la Solidarité et de la Justice). Vu l'ampleur de la participation à cette première phase, ce n'est que deux ans plus tard, soit à la Pentecôte 1999, que l'Assemblée synodale sera constituée. A l'Assemblée synodale, Mgr. Maurice E. Piat, l'Evêque de Port-Louis, a demandé de proposer des repères précis et d'indiquer quelques moyens concrets pour aider notre Eglise à se renouveler dans les dix domaines suivants : - Construire notre Eglise sur le Christ - Pour une Eglise "sel de la terre" - Pour une Eglise au service des pauvres - Pour une Eglise "passerelle" entre les cultures - Pour une Eglise en dialogue avec les autres religions - Pour une éducation catholique au service de l'enfant mauricien- Pour une liturgie vivante et vivifiante - Participer à la responsabilité de l'Eglise - La place des jeunes et des enfants - L'accueil des divorcés-remariés Dix synthèses, rassemblant le travail des 1500 équipes de la base et des Commissions, ont d'abord été faites. A partir de ce premier travail et en étant sensibles aux demandes les plus urgentes de la mission, les Commissions ont préparé dix cahiers synodaux. Ceux-ci correspondaient aux dix points mis par Mgr. Piat à l'agenda du synode. Ces dix cahiers ont été présentés à l'Assemblée. Un travail de réflexion a suivi dans l'assemblée synodale elle-même aussi que dans les comités composés chacun d'une trentaine de membres de l'Assemblée synodale. Suite à ce travail de réflexion et aux amendements proposés, les dix cahiers ont été remaniés et globalement adoptés par l'Assemblée synodale. Après un temps de débat, l'Assemblée s'est graduellement orientée vers un document en forme de synthèse. Celui-ci s'est construit progressivement à partir des cris qui sont montés de la base au cours de la première phase de la marche synodale. Pour éclairer la marche à suivre en réponse à ces cris, l'Assemblée a retenu quatre aspects de la théologie de l'Eglise : I. Une Eglise centrée sur la Personne de Jésus ressuscité. II. Une Eglise missionnaire, ouverte au monde. III. Une Eglise qui vit l'option préférentielle pour les pauvres. IV. Une Eglise , mystère de communion. Cela donne quatre sections que l'on retrouve dans le troisième chapitre sur les orientations pour le renouvellement de l'Eglise à Maurice et le quatrième chapitre sur la mise en œuvre de ces orientations. La formation ayant été l'objet d'une demande insistante qui traverse les dix cahiers, un chapitre particulier lui est consacré. L'objectif principal du document synodal est d'offrir des repères et des moyens pour aider les prêtres, les religieux, les religieuses et les laïcs, agents de la pastorale, à mieux orienter et évaluer leur action pour que l'Eglise mauricienne devienne, avec toujours plus de vérité, Eglise de Jésus Christ, une Eglise selon son coeur, plus fidèle à la mission qu'il lui confie. L'Assemblée devait tenir compte des dix points mis par Mgr. Maurice E. Piat à l'agenda du synode. C'est pourquoi le document final couvre un vaste champ d'application. Mais il est évident que tout ne pourra pas être mis en œuvre immédiatement. Un plan d'action devra être proposé, recommandant des actions à court terme, à moyen terme et à long terme. Le lecteur trouvera à la fin du document synodal un index analytique pour guider sa recherche sur des points précis). En ce jour, 9 décembre 2000, le document synodal a été voté par 197 voix pour, 0 contre et 12 abstentions. L'Assemblée synodale est heureuse d'offrir à Mgr. Maurice E. Piat, évêque de Port-Louis, le fruit de ses travaux. Elle est confiante que l'Esprit Saint l'a guidée et elle espère que le diocèse y trouvera un instrument valable pour travailler à son renouvellement.
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| Dernière mise à jour : ( 15-02-2008 ) |
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