Skip to content

Loading...

Header1

header

header2

Citation

"Tous enfants d’un même Père, nous voici auprès de vous, pleins d’amour et pleins d’espoir, Père Laval, priez pour nous !"
 
 
Default screen resolution  Wide screen resolution  Increase font size  Decrease font size  Default font size 
You are here:    Home
Lettre Pastorale 2010 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 

 

 

Solidaires avec les Parents

 

Eduquer pour le développement humain intégral de la personne

Introduction

Chers frères et sœurs mauriciens,

 

 

1. Je voudrais partager avec vous ma préoccupation par rapport à l’éducation que reçoivent les jeunes de notre pays aujourd’hui. Malgré de gros moyens déployés, et malgré l’engagement généreux des enseignants dans les écoles d’Etat comme dans les écoles privées, le taux d’échec en fin du primaire (35%), et le taux d’abandon scolaire au cours du secondaire (15%), restent alarmants.

a) Pour tenter de renverser ces tendances, il y a eu beaucoup de projets qui ont été élaborés, beaucoup d’initiatives prises, beaucoup d’argent dépensé. Mais malheureusement les choses n’ont pas beaucoup évolué. Que se passe-t-il ? Comment se fait-il que, malgré une scolarisation gratuite offerte à 100% des enfants mauriciens jusqu’à l’âge de 16 ans, près de 50% d’entre eux sortent de là sans aucune qualification académique ?

b) De plus, l’éducation humaine de nos jeunes laisse à désirer. Plusieurs faits émergent dans l’actualité comme des symptômes inquiétants : taux d’absentéisme scolaire élevé, violence verbale et physique à l’école, circulation de drogue et de pornographie dans les cours de récréation. Comment se fait-il que notre pays, qui a connu tant de succès au niveau du développement économique, donne des résultats si décevants au niveau du développement humain de sa jeunesse ?

2. Pour expliquer cette situation, trop souvent, nous avons tendance à accuser les parents. On dit par exemple que les parents sont négligents, qu’ils ne s’intéressent pas à l’éducation de leurs enfants ; ou bien qu’ils sont dépassés par les événements et qu’ils démissionnent. Cela est profondément injuste. Car devant le comportement répréhensible d’un enfant, la question n’est pas de savoir à qui la faute, mais avant tout de comprendre que ce type de comportement a souvent pour origine une souffrance chez l’enfant, et qu’il est aussi cause de souffrance pour les parents. Au lieu d’accuser les parents et de les accabler de nos critiques, il faut comprendre leurs difficultés et être solidaires avec eux.

Les parents, il est vrai, ont un rôle clé à jouer dans l’éducation de leurs enfants, et par là, pour le maintien d’une certaine santé sociale dans le pays. Cependant, ce rôle est difficile à tenir aujourd’hui. Nous savons tous qu’aucun enfant ne peut se développer humainement sans amour, et qu’un enfant qui ne se sent pas aimé de manière inconditionnelle par ses parents, souffre profondément. Lorsque cette souffrance s’accumule elle peut s’exprimer dans des comportements à risque, (violence, abus d’alcool, délinquance, fugue etc.). Beaucoup dépend finalement du type de la relation qui s’instaure entre les parents et leur enfant. Mais il faut reconnaître que cette relation est une des relations humaines les plus exigeantes au monde. Car les parents sont appelés à aimer leurs enfants coûte que coûte, envers et contre tout, pour la vie. Il ne s’agit pas d’un amour sentimental ou captatif, i.e., prêt à donner à l’enfant tout ce qu’il désire pour qu’il aime ses parents en retour. L’amour d’un parent pour son enfant entraîne plutôt un devoir d’éducation. Et, pour être éducatif, cet amour doit savoir tour à tour encourager l’enfant ou le sanctionner, lui interdire certaines choses et en autoriser d’autres, le confronter ou lui pardonner, le réconforter et toujours patienter.


 

Documents Synodaux

Maurice
Rodrigues

Statistique

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter

Newsletter