Skip to content

Loading...

Header1

header

header2

Citation

"Tous enfants d’un même Père, nous voici auprès de vous, pleins d’amour et pleins d’espoir, Père Laval, priez pour nous !"
 
 
Default screen resolution  Wide screen resolution  Increase font size  Decrease font size  Default font size 
You are here:    Home
Lectio Divina pour l’Evangile du dimanche 28 février 2010 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 

 

 

2e Dimanche de Carême Année C

Lc. 9, 28-36

 

 

Introduction

 

La « Lectio Divina » est une manière de chercher à entendre la parole que Dieu nous adresse à travers un passage de la Bible, et à y répondre. Elle comprend 3 parties :

 

  1. une lecture attentive du texte dans son contexte ;
  2. une écoute intérieure de la Parole de Dieu, de l’appel qu’il nous fait aujourd’hui à partir de ce texte ;
  3. un temps de prière (personnelle ou en groupe) pour donner sa réponse à l’appel que nous fait le Seigneur.

1. Lecture d’un texte (Mc 1,14-20)

1.1. Contexte

La transfiguration de Jésus intervient à un moment particulièrement difficile pour lui. Plus il avance dans sa mission, plus il rencontre incompréhension, indifférence, agressivité même. Par exemple, après une série de discussions avec les scribes et les pharisiens (Lc 5, 17 à 6, 10) ceux-ci « sont remplis de rage et se concertent sur ce qu’ils pourraient bien faire à Jésus » (Lc 6, 11). Jean-Baptiste lui-même semble avoir un moment de doute par rapport à Jésus ; il envoie deux de ses disciples lui demander « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » (Lc 7, 19). Jésus interpelle également sa génération sur leur cynisme, qui les fait toujours trouver quelque chose à critiquer : « Jean Baptiste est venu ne mangeant pas de pain et ne buvant pas de vin et vous dites « il est possédé ». Le Fils de l’homme est venu mangeant et buvant et vous dites « voilà un glouton et un ivrogne » (Lc 7, 33-34). Jésus pouvait bien se demander comment le peuple juif, son peuple qui connaissait bien les écritures, pouvait-il ne pas « comprendre le message de paix » qu’il lui apportait, ne pas « reconnaître le temps où il était visité » (cf Lc 19, 41-44).

C’est dans cet état d’esprit que Jésus plonge dans la prière et qu’après avoir prié il demande à ses disciples « qui suis-je au dire des foules ? » (Lc 9, 18) ; et puis plus directement « pour vous, qui suis-je ? » (Lc 9, 20). Après la belle réponse de Pierre « Tu es le Christ (ou le Messie) de Dieu » Jésus se met pour la première fois à expliquer à ses disciples qu’il sera un Messie souffrant, qu’il sera « rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, et qu’il sera tué et que le troisième jour il ressuscitera » (Lc 9, 22). Il partage ainsi à la fois la grande épreuve qui l’attend, et son espérance. Et il ajoute que si quelqu’un veut venir à sa suite, il faut que lui aussi soit prêt « à se renier lui-même, à se charger de sa croix et à le suivre » (Lc 9, 23). Jésus indique clairement que sa mission de Messie ne sera pas une « réussite » humaine ; il n’arrivera pas à convaincre ni les autorités ni les foules ; mais sa mission consistera à aimer jusqu’au bout, à être fidèle dans le service de son peuple au cœur du rejet et de la souffrance extrême de la mort.