10/02
2014

Le père Labour à M. Pillay : « Nous ne voulons faire la leçon à personne »

Réponse du p. Jean Maurice Labour à M. Pillay qui, dans une interview dans l’Express Dimanche, avait allégué qu’en matière de logement, le p. labour vouliat lui faire la leçon.

M. Pillay, CEO  du National Empowerment Foundation,  fait d’un débat sur  les paramètres du logement social, une affaire personnelle entre lui et moi.  Alors qu’il s’agit de dignité de centaines de familles pour lesquelles un  logement  décent représente le levier de leur empowerment. La Commission Justice et Paix du diocèse de Port Louis a fait parvenir à Mr Pillay un document qui propose 9 paramètres du relogement social basé  sur une évaluation du  relogement social à La Valette. Si M. Pillay avait pris la peine de lire ce document, il aurait vu qu’il ne s’agit pas seulement de  31 m2 mais d’enjeux autrement plus complexes, à savoir un logement adapté à une famille composée en général de plus de trois enfants, d’une habitation évolutive, d’un endettement correspondant à la capacité de remboursement de la famille, d’un accompagnement social visant l’intégration dans un environnement à taille humaine dans une saine mixité pour éviter les ghettos.

M. Pillay, voudriez-vous vraiment donner à vos enfants et petits -enfants une maison de 31 m2 aujourd’hui sous prétexte que hier vous  avez habité dans une maison de cette dimension?

Par ailleurs, M. Pillay  parle d’une « leçon que le père Labour voudrait lui faire ». Nous ne voulons faire la leçon à personne. Le combat contre l’extrême pauvreté est très difficile. Plus on y entre, plus on en voit la complexité. Je crois fermement qu’ un partenariat du secteur public avec des entreprises du privé et des ONGs peut espérer créer une dynamique de fraternité, de choix économiques, de décisions courageuses susceptibles de faire reculer la pauvreté.

Jean Maurice Labour.

Commentaires

  1. Maria COULON a écrit:

    «C’est plus facile pour un chameau de passer par le trou d’une aiguille que pour un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.»

    Comment voulez-vous qu’il n’y est pas un déséquilibre dans notre société quand nous voyons, ce qui se passe dans les familles, dans notre pays, dans notre système éducatif, il y a un grand manque de respect. Tout ce qu’on veut, c’est marquer des points, grande faute de l’éducation. Le savoir-vivre et comprendre mon frère passent au dernier plan alors qu’ils devaient passer au premier.
    «On reconnait l’arbre à ces fruits» nous produisons des malades dans notre société, regardons si nous ne sommes pas la cause.

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